9782350870823

Alors moi quand je choisis un livre à la bibliothèque la première chose que je regarde c'est les couleurs et la couverture, ce qui m'attire sans du tout savoir de quoi parle le livre, après je jette un coup d'œil au résumé et parfois je lis un paragraphe pour voir si ça coule tout seul à la lecture. Bien sûr les éditions, les collections, les auteurs entrent aussi en compte mais j'aime bien être attirée par l'aspect physique d'un livre (un peu comme avec les garçons quoi,..., ça c'est malin comme commentaire, le z'amoureux, il va pas trouver ça drôle. Hé hé vous avez vu maintenant je mets des commentaires à mes commentaires, c'est un peu comme les poupées russes, y'en a toujours un qui se cache derrière l'autre, je pourrais continuer longtemps mais ça suffit on est pas ici pour rigoler)

Et bien ce livre c'est d'abord sa tranche verte pomme qui m'a attirée, la jolie couleur de la photo de la couverture et le titre je trouvais ça chouette, même j'aimerais bien savoir à quoi ça ressemble, ça doit être chouette une pelouse de camomille.

Hop hop je regarde de quoi ça parle. Période: seconde guerre mondiale, lieu : Londres et la Cornouailles, personnages : tout plein de cousins : emballé, c'est pesé. En espérant que c'est pas trop vieillot comme écriture. En fait je viens de vérifier, il a été écrit en 1984, traduit en 2008.

et bien ça m'a bien plu pas du tout bucolique, mélancolique ou patriotique. La Pelouse de camomille, c'est celle d'un oncle et d'une tante qui accueille une tripotée de cousins et de leurs amis chaque été. Là c'est l'été 1939, alors aux traditions des vacances, jeu et amours, s'ajoutent les tensions de la guerre en suspens avec les différentes façons qu'a chaque personne de le gérer. La fréquentation de juifs réfugiés, ceux qui veulent s'engager, ceux qui refusent de voir...
Le gros du livre raconte comment les cousins gèrent la vie pendant la guerre.
Mais ce n'est pas un livre de guerre c'est un livre de vie avec comme toile de fond ce que peux entraîner la guerre. Mais plus que le malheur, la tristesse l'auteur a choisi de raconter l'espace de liberté que la guerre met en place, l'état d'esprit très particulier entrainé par un contexte où il n'y a plus de stabilité.
  Les personnages qui apparaissent très "classique" au départ, presque cliché se révèlent vite beaucoup plus complexes et surprenants. Et j'ai bien aimé que celui qui est le "héros" au départ ne soit qu'un filigrane pour la suite important mais peu présent et dans le sens contraire la cousine plus effacée se retrouve au centre de l'histoire.
Histoire de vie donc, histoires d'amours aussi avec quelques touches noires qui mettent mal à l'aise, secret gênant, anecdote juste effleurée et un personnage attachant qui dérange.

Ce livre n'entrera pas dans mon panthéon personnel, mais j'ai bien aimé surtout l'écriture qui donne un livre bien plus profond qu'il n'apparaît au départ.
ça correspond bien à l'image britannique qui me plait très classique, coincée en apparence et plein de farfelu derrière.