Ecrire est pour moi une forme de thérapie, une façon d'évacuer, de poser ce qui est trop lourd. au quotidien parce j'accumule tellement sans cesse dans ma tête qu'il faut bien vider parfois.Et d'autre fois c'est lea réalité qui me rattrape, qui boulverse tout et écrire permet de na pas tomber.Je partage une part de mes écrits ici, lesquels pourquoi, c'est le hasard, le temps et mes plaisirs qui guident le contenu. Si je  choisi de mettre celui ci ici aujourd'hui, c'est surtout pour moi, car mon cahier ne semble pas suffire , la distance prise n'est pas suffisante, le partager c'est l'éloigner un peu plus de  moi et respirer un peu plus. Et je suppose que si je suis vraiment honnète, il y a quelque part l'espoir de toucher quelqu'un, avec cette conviction que chacun de nos actes appartient à un tout auquel nous donnant tous sens.

Cette longue introduction pour dire que ça reste mes pensées, avec mes mots, mes maladresses, avec vos interprétations, je ne sai spas si c'ets lié aux contexte mais j'ai encore plus peur que d'habitude de la mauvaise compréhension, du sens des mots différents pour chacun. Ces mots sont les miens, ce texte une émanantion d ece que je suis, à chaud, samedi, qui m'a permis de continuer dans le quotidien sans me rouler en boule au fond de moi même.

Bien sûr il y a les peurs égoistes, la peur que sa vie bascule, que son quotidien, si confortable, bascule.

Il y a le rappel que tout ce qui parraissait si urgent, si important hier n'est rien ou plutôt est tout et qu'on risque de le perdre. Ce paradoxe si fort qui quand il est mis à nu si brusquement effraye, que sommes nous vraiment? ce qui est notre vie est si futile?

Il y a la peur de de basculer dans l'horreur, peur de plus avoir à  se poser de questions sur l'éducation de ses enfants puisqu'il n'y aurait plus que la survie.

Il y a toute cette peur là, viscérale, liée  à l'animal que nous sommes, à ses instinctsde survie justement. Peur égoiste et nécessaires, qui sont la vie, qu'on ne peut, qu'on ne doit balayer pour rester humain.

Mais là aujourd'hui je sais que ces peurs se rendormiront, ça mettra plus ou moins de temps mais elles seront enfouies dans la vie, jusqu'à la prochaine fois...

Mais il y a une autre peur qui grandit en moi, et qui m'effraye énormément, beaucoup plus que les premières légitimes et indispensables.

Cette peur me donne envie de ne plus entendre, de m'enfermer là ou tout le reste n'existe pas. J'ai peur d ela haine et de la bétise. Peur des réactions de tous mais surtout de ceux de mon quotidiens,  voisins, connaissances, des gensque je peux croiser chaque jour. Des mots que je vais entendre, de là où va les entrainer leur peur, de ce qu'ils vont en dire. De la violence, de la haine et du rejet.

Je sais qu'avec le temps la peur s'estompe, en grande partie au moins-tant que l'on reste dans le confort de notre société j'entends, nous ne vivons pas la guerre et son horreur qui est quotidien, nous subissons un acte criminel qui crée la terreur, dont c'est l'objectif-

Mais la haine et la violence risque de s'ancrer, de se révéler, d'orienter.

J'ai cette peur que leur objectif soit atteint et aussi douloureux que se soit, il me semble que cet objectif n'est pas le nombre de morts et de blessés, ni même la culture, la liberté... Ce qui ne rend que plus horrible l'acte est que les morts, les blessés, la cible ne sont que des moyensde répandre la peur, la haine de créer la violence, de rendre réel ce qu'ils prônent comme réalite. Créer l'horreur pour faire boule de neige et justifier encore et encore d'autres actes.

effacer l'humain en chacun de nous, faire une telle violence à nos esprits qu'ils soient paralysés pour que la haine et la violence deviennent la seule réponse possible.

Il me semble que ce que notre monde est aujourd'hui c'est la somme de victoire de notre humanité, de la part de chaque homme qui fait la spécificité de l'humain. je ne dis pas qu'il n'y a pas de défaite de cette humanité. Je crois, ça me serait impossible d'exister autrement, je crois qu'au final l'humain, ce qui fait que notre vie n'est pas que survie et reproduction de l'espèce, tout ce futile indispensable qui fait notre vie d'homme, je crois que cette part reste la plus forte.

Mais c'est fragile, tellement fragile et attaqué, mais jusqu'où c'ets possible, jusqu'à quand, combien de fois. La terreur, l'horreur tue cette partie de nous, cherche à l'anhiler du moins. J'ai peur de ce que fais la terreur à l'homme.

Face à de tel évenements, j'ai toujours les paroles de La chanson de goldman "Né en 17 à Leidenstadt"

-oui je sais on a les références qu'on a, Je suppose qu'il y a bien des textes qui disent la même chose et qui pourrait faire plus classe mais j'assume-

cette chanson demande, je résume, ce que nous nous aurions fait si on avait été à la place de... "Aurais je été meilleur ou pire si", cette phrase me hante. Serais je meilleure ou pire, qu'est ce que je f ais? et qu'est que je ferai. J'ai peur de ça des choix que je pourrais faire, j'ai peur que la violence et la peur soit telle que je puisse perdre mon humanité.

La vie aujourd'hui est la plus forte, en moi, chaque attaque me renforçant dans ma conviction que notre humanité, ce qui nous distingue est la solution,

je vis avec ça mais j'ai peur